Das Kopenhagen-Syndrom

Seejungfrau

La Petite Sirène, seule d’un côté de la rive

Stockholm et son syndrome sont-ils nécessairement notre destin?

http://www.causeur.fr/lars-hedegaard-danemark-islam-35182.html

Il y a des gens avec qui on n’a pas toujours été d’accord, loin de là, mais qu’on aime bien, et dont on voudrait que jamais ils ne nous fissent ressentir du chagrin et de la pitié. Philippe Lançon, à qui je dois d’avoir lu quelques bons livres, en fait partie. Philippe Lançon qui a survécu à l’attaque contre Charlie Hebdo, et qui, sans doute, en souffre encore dans sa chair et son âme. Pour rien au monde, on ne voudrait l’accabler… Mais voilà, invité par Alain Finkielkraut, qui, ce jour-là plus qu’aucun autre, déploya des trésors de bienveillance, de tact et de retenue, le critique littéraire déclara publiquement au sujet de l’attentat du 7 janvier : « Qu’est-ce qu’on a fait pour en arriver là ? Qu’est-ce qui n’a pas marché dans notre contrat social (…) pour que des enfants français en arrivent à entrer dans de tels délires ? » (France Culture, émission Répliques du 12 septembre 2015, 17’)

Enfants, les frère Kouachi ? Un délire, la mise à mort de toute une rédaction (comme le firent les nazis à Vienne en 1938) ? Et ce serait nous qui aurions fait quelque chose ? J’ai tremblé en entendant cela. Et j’ai pensé au fameux syndrome de Stockholm.

Bien sûr, c’est un abus de langage. Prolongement des travaux de Sandor Ferencsy et d’Anna Freud sur l’identification à l’agresseur, le syndrome de Stockholm (en référence à une jeune Suédoise qui avait pris fait et cause pour l’homme qui l’avait prise en otage) correspond à des situations précises auxquelles l’attentat contre Charlie ne correspond pas pleinement. Mais l’expression est passée dans le vocabulaire courant, et le débat sur la dimension réflexe du phénomène déborde largement la seule question « psy ». Stockholm et son syndrome sont-ils nécessairement notre destin ?

L’attitude de Lars Hedegård, historien, écrivain et polémiste islamo-critique qui publie au Danemark un nouveau livre Attentatet (« L’attentat », éditions People’s book, non traduit en français) – un livre mordant, droit, drôle, et qui précisément ne cède pas à la tentation de l’identification à l’agresseur – ainsi que la réception de ce livre par ses anciens contradicteurs prouveraient plutôt le contraire.

Mais avant d’aller plus loin, revenons sur le parcours de Lars Hedegård.

Après le 11 septembre 2001, puis après l’affaire des caricatures publiées par le Jyllands Posten, l’historien marxiste Lars Hedegård s’est engagé dans une critique frontale de l’islam radical, notamment dans la chronique qu’il tenait dans le quotidien conservateur Berlingske Tidende, ou à travers la publication de livres, tel le retentissant I krigens hus, Islams kolonisering af vesten (2006, éditions Hovedland, on pourrait traduire le titre ainsi : « Notre maison en feu, la colonisation de l’Occident par l’islam»).

Les prises de positions radicales et parfois provocatrices de Lars Hedegård lui ont assuré de solides inimitiés et quelques déboires. Il est notamment devenu la bête noire du quotidien de gauche Politiken, son rédacteur en chef, Tøger Seidenfaden, assurant entre autres qu’il se « servait de l’affaire des caricatures pour étaler sa paranoïa et sa vision haineuse du monde. » Quant à l’affirmation d’Hedegård selon laquelle « l’islam moderne était une idéologie dans la droite ligne du communisme et du nazisme » ainsi que quelques autres amabilités du même tonneau, elles lui ont valu une plainte au pénal (il fut relaxé en première instance, condamné en appel, et innocenté à l’unanimité par la Cour Suprême). Mais il fut surtout, après quelques vains rappels à l’ordre, viré du Berlingske en novembre 2008, la droite modérée préférant les gens polis et sans histoires. La fatwa progressiste des médias de gauche fut exécutée par le grand quotidien conservateur, dans un intéressant phénomène de capillarité des interdits qui n’est pas l’apanage de la Scandinavie.

L’affaire ne s’arrête pas là, puisqu’une autre fatwa, celle-là littérale et expéditive, avait été émise par les milieux de l’islam radical.

Le 5 février 2013, un faux postier sonne donc à la porte d’Hedegård et sous prétexte de livrer un colis, tire une première fois, puis tente de tirer une seconde fois, visant la tête de l’écrivain. Par chance, le 7,65 s’enraye et le terroriste s’enfuit. A pied. Rappelons tout de même qu’Hedegaard faisait partie des cinq personnes les plus menacées du royaume… et que l’attentat a eu lieu en plein Copenhague.

La police disposait de peu d’indices (une douille) et d’un signalement vague (un jeune homme d’origine étrangère parlant danois sans accent), et ce n’est que grâce à un impressionnant travail de limier qu’elle parvient à identifier l’agresseur, plus de six mois après les faits. Le suspect est ensuite repéré en avril 2014 à l’aéroport d’Istanbul, appréhendé par la police turque, et incarcéré en attente d’extradition (de parents étrangers, l’homme est un citoyen danois).

Entre temps, le personnel du consulat turc de Mossoul est pris en otage par l’Etat Islamique, et le probable auteur de l’attentat contre Hedegård sera remis en liberté, sans doute dans le cadre d’un accord entre l’E.I et la République turque. Le gouvernement danois de l’époque (socialiste) aurait mollement signifié aux Turcs son désaccord. Quant à l’auteur présumé des faits, selon la presse danoise, il serait aujourd’hui en Syrie, libre, et sans doute pas du côté des Russes.

Parmi les réactions à l’attentat du 5 février 2013, notons que le célèbre blog suédois zaramis.se, évoqua cette tentative d’assassinat comme d’un « un acte idiot », que le groupe danois ProjektAntifa y vit « un cadeau fait à la droite » et la très humaniste Rune Engelbreth affirma que « ce n’était là ni une attaque contre la démocratie, ni contre le Danemark ». Qu’était-ce donc alors ?

Une telle succession d’événements et de malveillances aurait pu déclencher chez Hedegård au minimum un certain abattement, voire une spectaculaire conversion à la politique d’apaisement et de compréhension, tellement en vogue dans notre belle Europe. Il n’en est rien, et de l’avis de tous, jamais l’auteur d’Islams kolonisering af vesten et du récent Attentatet n’aura été aussi en verve. Il ne suffit pas de croiser la mort de très près pour abdiquer ses convictions, son talent et son intelligence.

Le plus intéressant dans cette affaire, c’est l’accueil quasi-unanime reçu par le livre, et surtout celui du Berlingske qui avait mis le trop fougueux polémiste à la porte cinq ans plus tôt.

Lisez plutôt : « Un courage absolument décisif pour la survie d’une Europe libre. (…) Les idées de Lars Hedegård ont failli lui coûter la vie. Les âmes faibles se sont tues (…) Lui préfère mourir que se taire. Du fond du cœur, merci ! »

C’est signé “ dans le Berlingske Tidende du 8 octobre 2015 et c’est un peu comme si Céline Pigalle, ex-patronne d’I-télé, préfaçait le prochain livre d’Eric Zemmour.

Y aurait-il donc, à l’opposé du syndrome de Stockholm, un syndrome de Copenhague, une identification à l’agressé et non à l’agresseur, et un courage qui de proche en proche gagne les âmes danoises ? Seule sur son rocher des rives de l’Øresund, la Petite Sirène semble désormais refuser le chant des sirènes d’en face. Vous savez maintenant de quel côté de la rive passer les fêtes de fin d’année. Vous y serez, précisément, un peu moins seuls.

Die Republik auf dem Weg in die Barbarei

 

Pascal Bruckner – Bruno Le Maire: «La barbarie gagne la France»

 

Der Figaro befragt den islamkritischen Publizisten Pascal Bruckner (bekannt auch durch seine Verteidigung der Aufklärerin Hirsi Ali gegen den links-islamophilen Kritkerbasher Buruma: «Fundamentalismus der Aufklärung» http://www.perlentaucher.de/essay/fundamentalismus-der-aufklaerung-oder-rassismus-der-antirassisten.html und «Die Erfindung der Islamophobie» >http://print.perlentaucher.de/artikel/6639.html) und Bruno le Maire, Kandiadaten der UMP, zur Barbarei des Islam in Nahost, die auch Frankreich erreicht hat und wirft die Frage nach einer Intervention Frankreichs auf (04/08/2014). Auszüge:

«La Barbarie gagne la France»

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/08/04/31002-20140804ARTFIG00094-pascal-bruckner-bruno-lemaire-la-barbarie-gagne-la-france.php

  • FIGARO: Persécution des chrétiens d’Irak, guerre israélo-palestinienne, mais aussi émeutes à Barbès et Sarcelles… Pour Bruno Le Maire et Pascal Bruckner, les désordres du monde et la volonté de conquête de l’islam radical sont des menaces qui n’épargnent pas notre pays (…)
  • Mesurons-nous réellement le danger de cette situation?
  • B. L. M. – L’instauration d’un califat islamique en Irak est dangereuse pour nos ressortissants dans la région, mais aussi pour notre propre sécurité en France. Baisser la garde du point de vue militaire – en baissant les budgets par exemple – est une faute stratégique. Nous devons réaffirmer notre puissance militaire et de renseignement face à la menace immédiate de l’islamisme radical et du terrorisme. Nous devons aussi imaginer une gouvernance internationale plus efficace face au retrait des États-Unis.
  • P. B. – Nous devons prendre nos ennemis au sérieux, car ils nous désignent comme étant la cible à abattre. L’islam radical est le visage du mal au XXIe siècle. Depuis vingt ou trente ans dans les capitales européennes ou aux États-Unis qui sont aveugles à la menace djihadiste, on entend un certain nombre d’intellectuels et de politiciens nous dire que cette idéologie est du folklore. C’est faux. Quand ils arrivent au pouvoir, ils inscrivent le signe «noun» sur la porte des chrétiens, geste qui rappelle l’étoile jaune des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Das ist in der Tat seit Jahren bekannt, nicht erst seit dem Manifest der Zwölf von 2006 gegen den neuen Totalitarismus (in Anlehnung an den seinerzeitigen Protest gegen Vichy):

Seit Jahr und Tag klären islamkritische Intellektuelle über das Wesen des neuen Totalitarismus, der Europa heimsucht, sein politisches Programm und seine Terror-Vorhut auf, während die Mehrheit – von den Medien bis zu den Islam-Wissenschaftlern – abwiegelt und die Kritik als «Islamophobie» diffamiert und pathologisiert. Auch wenn sich das Gesicht der islamischen Barbarei heute unverhüllt offenbart, wie in den Greueln von Nigeria bis Nahost, von Syrien bis Libyen, und sich nicht mehr so systematisch verschweigen lässt wegen der zahlreichen Flüchtlinge, die auch in den Asylzenteren weiterhin islamischen Attacken ausgesetzt sind, und wegen der Demos gegen Israel, an denen der islamische Judenhass offen zum Ausbruch kommt, und alle Bemühungen, ihn umzuinterpretieren, Lügen straft, – es ist nichts so neu daran. Nur wurden die zahlreichen Anschläge auf Juden in Frankreich und die Vertreibung der Christen aus dem Irak von den westlichen Medien nicht gerade als Prioritäten behandelt wenn überhaupt. Was le Maire als Antwort auf die Situation der Christen im Orient, die Bruckner als extrêmement grave bezeichnet, vorschlägt, die nicht nur eine humanitäre, sondern eine politische Reaktion verlange, geht aber über die bisherige Rhetorik der Nahost-Problem-Löser nicht hinaus: «permettre à différentes communautés religieuses de vivre ensemble en paix sur un même territoire.»

Wie «erlaubt» man das einer Terrororganisation, die ihre Legitimation aus einer Gewaltreligion bezieht, die nicht die geringste Tendenz zur Demokratisierung aufweist? Mit dem Islam scheit es keinen Frieden zu geben, denn er ist eine Kriegsreligion.

  • Que vous inspirent les émeutes de Barbès et de Sarcelles?

 

  • P. B. – Pour la première fois, soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, on a vu des jeunes gens crier «morts aux juifs» en plein Paris.

Nicht erst siebzig Jahre später, schon seit Jahren kann man judenmörderische Parolen in Europa hören – in Berlin an den links beliebten Al Quds-Demos gegen Israel, in London an einer der judenfeindlichen Moslemdemos auf dem Trafalgare Square unter dem linken Bürgermeister Ken Livingstone, und in Frankreich gibt es seit Jahren eine Intifada aus den moslemischen banlieues, die mit tödlichen Anschlägen gegen Juden wütet, die mit Demonstrationen zu warnen versuchten («Heute wir, morgen ihr») > siehe Intifada in Frankreich, http://www.meforum.org/2936/intifada-in-frankreich. Erst die massenhaften Hassorgien an den neuerlichen Anti-Israel-Demos von Moslems (und Linken) lassen sich nicht mehr so leicht vertuschen. Bruckner, der die Natur des Islam doch kennt, erklärt nun aber die Hassausbrüche der “jugendlichen” Moslems, die er hier als Beute der radikalen Imame beschreibt, als Folge mangelnder Integration dieser so leicht fanatisierbaren Bevölkerungsgruppe, wie der männliche “youth bulge” der Moslemspopulation ihn in allen islamischen Ländern darstellt. Das beliebteste linke Apologetenargument, das bei einem Bruckner erstaunt. Radikale gewaltfreudige moslemische Jugendliche als Opfer der sozialen Benachteiligung?? Das kennen wir doch schon von den islamophilen Linken, für die an jeder Kriminalität von Zuwaderern die einheimische Gesellschaft schuld ist. Da stellt sich doch die Frage, warum nicht andere ethnische Migrantionsgruppen mit denselben Chancen nicht ebensolches Gewaltpotential mit antijüdischer Stossrichtung hervorbringen wie die Moslempopulation. Der Grund scheint eher in der gewaltträchtigen Machokultur dieser Migranten zu liegen als in der mangelnden Integration, was soviel wie “Diskriminierung” durch die Republik heissen würde. Dass der Nahost-Konflikt nur ein Vorwand ist, weiss Bruckner natürlich, nennt aber nicht primär den Islam als die Ursache der Judenhassorgien, sondern die Arbeitslosigkeit der Jugendlichen, die sich nicht integriert fühlten (arbeitslos sind noch andere…) , auch wenn er die Rituale der islamischen Landnahme dann beschreibt:

  • Bruckner: C’est une scène qui fait froid dans le dos. Pourtant, je crois que le conflit israélo-palestinien n’est qu’un prétexte. Manifester pour la Palestine est parfaitement légitime, mais pourquoi casser des abribus? C’est un cri de haine et de rage, non seulement contre Israël, mais contre la France, à laquelle ils ne se sentent pas intégrés; ils ne sont ni de France ni d’ailleurs. Ils sont des proies idéales pour l’islam radical. Des imams finiront par enflammer ces foules de déshérités, de chômeurs, qui n’ont pas de culture propre et ne cherchent qu’une cible pour exprimer leur rage. Place de la République, le 27 juillet, les manifestants ont fait leur prière de rue par terre, ce qui veut dire très clairement: là où sont des musulmans, là est la terre d’islam. Les prières de rue sont interdites, il a fallu que Marine Le Pen le dise pour que nos politiques réagissent, cadeau formidable fait au Front national.

Marine le Pen ist das rote Tuch – der Erfolg des Front National steht für das Versagen einer Politik, die dem Islam keine Grenzen zu setzen verstand und das auch gar nicht vorhatte. Es geht um die systematische Nichtbeachtung der Befindlichkeit einer von Mohammedanern terrorisierten Bevölkerung (vgl. Fitzgerald: > La douce France), deren Vorbehalte gegen die Zumutungen einer unlimitierten Zuwanderung mit Haremsnachzug etc. über Jahrzehnte ignoriert wurden und unter der linken Regierung nicht mehrheitsfähig waren. Sie erntet nun nur die Früchte einer programmatischen Islam-Ignoranz, die die offizielle Politik der EU ist. Das geht weit über den Front National hinaus. In Holland spiegelt die Partei von Wilders diese Entwicklung, dem man nun keinen Antisemitismus vorwerfen kann.

  • B. L. M. – Quand une manifestation dégénère en menaces et en actes antisémites, la barbarie gagne la France.

 

Zwischenruf: Die Barbarei mit islamischem Gesicht hat Frankreich schon lange erreicht. Und das, was Le Maire hier fordert, wäre seit langem überfällig gewesen.

  • Quand des individus ne respectent pas notre histoire, notre nation et la liberté de culte, ils méritent des sanctions exemplaires. Et pour les ressortissants étrangers qui auraient participé à ces débordements, l’expulsion immédiate de notre territoire.

 

Ob der europäische Gerichtshof da mitmacht?

  • Mais je ne confonds pas évidemment les quelques centaines de casseurs, d’islamistes radicaux ou d’extrémistes de gauche avec tous ceux qui veulent exprimer sincèrement et légitimement leur indignation devant ce qui se passe à Gaza. Je continue à défendre la liberté de manifester et un encadrement strict des manifestants.

 

Ob mit der «Indignation devant ce qui se passe à Gaza» vielleicht die Verbrechen der Hamas an der Zivilbevölkerung gemeint sind, inklusive an der eigenen? Nach der obligaten Verbeugung vor dem geheiligten Recht der Demonstranten pro Hamas contra Israel und dem üblichen Bekenntnis zur Bildung und historischem Bewusstsein etc. kommt der UMP-Kandidat dann doch noch zur Sache bzw. sagt, was angesichts der virulenten islamischen Barbarei Sache ist und was er nun konkret für nötig hält neben «Bildung», die die Mohammedaner mit eingesperrten Frauen im polygamen Familien-Verband für weniger nötig zu erachten scheinen (die Schulen der Republik sind ja nicht verboten für sie):

  • c’est aussi la fermeté la plus totale dans la réponse policière et pénale face à ces débordements. Je crois à l’exemplarité des sanctions. Face à la barbarie, il doit y avoir en face un État républicain avec une main de fer.

Na also, es geht ja, wenn’s sein muss und der Front National ante portas steht.

  • Quelle est la solution pour apaiser ces fractures françaises?

 

  • B. L. M. – Je ne vois pas d’autres solutions que la réaffirmation de la nation. Qu’est-ce qu’être français? C’est connaître et respecter l’histoire de France, la langue française, les traditions françaises. La réponse à la barbarie, c’est l’éducation, c’est l’histoire, c’est la réaffirmation de la nation. Mais la réponse immédiate, c’est aussi la fermeté la plus totale dans la réponse policière et pénale face à ces débordements. Je crois à l’exemplarité des sanctions. Face à la barbarie, il doit y avoir en face un État républicain avec une main de fer.

Der folgende brandheisse Punkt, den le Maire anspricht – säkulare Republik oder Kommunitarismus (ethnische Parallelgesellschaften mit Sonderrecht), ist spätestens seit den Debatten um den Rosstäuscher Tariq Ramadan mit seinen «kritischen» Verteidigern aus dem ultra-linksextremen roten Sümpfen à la Bernd Schmid (vom deutschen linken Labournet u.ä Figuren, die den Kritker des linken «Anti-Zionismus», Alain Finkielkraut, anpöbeln) in linken «Diskurs» aktuell, und mit Hollande geht der Trend Richtung Sonderrechte für die «communities». Die Wegscheide* ist allerdings schon lange sichtbar, die Le Maire benennt sie wie folgt:

  • Nous sommes à la croisée des chemins: il faut choisir entre la nation et le communautarisme. Lorsque François Hollande a évoqué le droit de vote des étrangers aux élections locales le 14 juillet dernier, il a choisi son camp: celui du communautarisme. Cela revient à briser un principe fondamental de la République: le lien entre citoyenneté et droit de vote. Moi, je choisis le camp de la nation.
  • Comment expliquer cette communautarisation?

 

  • B. L. M. – Avant tout par notre faiblesse à défendre les principes républicains et par notre incapacité à maîtriser notre immigration. Mais elle s’explique aussi par nos échecs économiques, par notre incapacité à offrir un avenir décent à chacun. Il est urgent de proposer un nouveau modèle économique, il est indispensable de rappeler les principes intangibles que sont l’égalité homme-femme et la séparation totale du pouvoir séculier et du pouvoir religieux.

Offrir un avenir décent à chacun? Das würde wohl auch Hollande so sagen, aber wie geht das mit einer so entwicklungsresistenten Kultur wie dem Islam? Jedem nach seinen Bedürfnissen? Jedem Islamisten sein Platz an der Uni oder in der Pilotenausbildung?

  • P. B. – L’ouverture de la France à une immigration indiscriminée d’abord au nom de raisons économiques puis au nom du regroupement familial a provoqué des tensions que nul n’a voulu reconnaître sauf le Front national, auquel on a malheureusement laissé le monopole de la nation.

Wer hat was wem unglücklicherweise «überlassen»? Wer hat den International-Sozialisten das Monopol auf die Nation, das sie gar nicht wollen, weggenommen und dem Front National «überlassen»? Bruckner nennt nun das Unding beim Namen:

  • P.B.: L’«immigrationnisme», qui agite un certain nombre de nos élites, considère que les pays sont assimilables à des boîtes de petits pois qu’on remplit d’individus les uns après les autres et que ces individus devraient s’entendre et s’aimer naturellement quelles que soient leurs origines! (…)

Was er dann als Krise der nationalen Identität beschreibt, die sich in dauernden Schuldbekenntnissen für die Vergangenheit äussert, trifft mindestens auch auf Deutschland zu, wo die islamophile Linke die Vergangenheit instrumentalisiert gegen die Kritiker der gegenwärtigen Islampolitik und sie des Rassismus und der «Islamophobie» bezichtigt, was jede Kritik des islamischen Rassimus abblockt.

  • „Exister, c’était s’excuser. Voilà ce qu’on exigeait des Français qui devaient battre leur coulpe à chaque événement. De la même manière, dès que nous réaffirmons l’identité nationale, nous sommes accusés de racisme. Sur ce plan, il faut parler d’une curieuse asymétrie. Le mot «islamophobie» est devenu un moyen d’assimiler toute critique de l’islam à du racisme.

 

Die folgenden Sätze wären auch jedem deutschsprachigen Mainstreammedium zu lesen wärmstens empfohlen, von der Rheinischen Post bis zur Süddeutschen, möchte man meinen. Aber auch das wäre vergebens – sie wissen es selber. Lügner wissen immer, wie sie lügen.

En revanche, personne ne parle de christianophobie. L’exode des chrétiens d’Orient et la persécution des coptes ne sont jamais qualifiés de christianophobes. J’ai envie de dire aux chrétiens: «Réveillez-vous! Ne tendez pas la joue gauche! Ne vous trompez pas d’ennemi: l’ennemi n’est pas la République laïque qui vous protège, mais ceux qui veulent vous convertir de force ou vous transformer en minorité soumise à l’impôt.»

Aujourd’hui, presque toutes les synagogues et écoles juives de France sont soumises à une surveillance policière. Si nous continuons comme ça, demain il faudra mettre des policiers devant chaque église.

Offenbar muss man den Christen Anschläge auf ihre Kirchen in Aussicht stellen, damit sie die Bedrohung der Synagogen durch Moslems zur Kenntnis nehmen.

In Deutschland stellt das linke Lügenkartell der Medien die wüsten Ausbrüche des islamischen Judenhasses mit Pogromstimmung an Demos anti Israel so hin, als handele es primär sich um Bedrohung von Moscheen durch Rechtsradikale…

In Deutschland ist auch kaum die Rede vom säkularen Staat, allenfalls wird der «Rechtsstaat» beschworen als Hort der «Toleranz» (gegenüber der Intoleranz), die laïcité ist kein Thema, ausser ein Anlass für die politisch korrupte Islam- Garde, sich vom französischen Prinzip der Trennung von Staat und Religion zu distanzieren (wie ihrerzeit die FDP-Bonzin Leutheusser-Schnarrenberger). Wie schwer man sich aber auch in Frankreich mit der Verteidigung der laïcité tut, wenn der Gegenspieler, der sie nicht anerkennt, Islam heisst, zeigt die folgende Erklärung von Le Maire, der sich zwar zu diesem Prinzip der Republik bekennt, aber dessen Todfeind doch nicht als solchen benennt (wie Bruckner . Angesichts einer Situation, in der schon alle Synagogen polizeilich bewacht werden müssen vor dem Islam, klingen die folgenden Aufzählungen der Sonderrechte für Moslems schon wie Kapitulation – was muss denn noch geschehen, bis etwas geschieht, wenn schon keine Synagoge mehr sicher ist in Frankreich vor moslemischer Bereicherung?

  • B. L. M. (…) Tout le monde doit être traité de la même façon. Il faut refuser les menus différenciés dans les cantines, refuser les horaires différenciés dans les piscines. Dans les services publics, notamment à l’école ou dans les hôpitaux, il s’agit d’un combat de tous les jours… (…)
  • Quand on commence dans la voie des accommodements, on finit dans la résignation et on aboutit au communautarisme. Il est très important que la France réaffirme qu’elle est une nation: une culture, une langue, une géographie particulière.

 

Der letzte Satz hört sich an wie eine Beschwörung – von etwas, das vorbei ist. Und nun die Quadratur des Kreises – «das Zusammenlebenlassen» der ach so verschiedenen religiösen «Gemeinschaften», von denen die eine in ihren heiligen Schriften lehrt, dass die Juden nicht am Leben zu lassen sind.

  • Le principal défi que nous aurons à relever sera de faire vivre ensemble des communautés religieuses différentes. Il faut faire toute sa place à l’islam dans la République et la nation, mais ne pas faire évoluer les principes de la République et de la nation en fonction de l‘islam.

Wie soll das gehen, einem totalitären antidemokratischen menschenrechts-widrigen Religionsregime seinen ganzen Platz in der Nation einzuräumen? Da kann man auch dem Nationalsozialismus seinen Platz in der Nation einräumen. An welchen moderaten real nicht existierenden Islam mag Le Maire da denken?

  • P. B. –La laïcité, c’est le plus beau cadeau de la France au monde. Il faut rappeler que nous avons la plus forte communauté musulmane d’Europe et la plus forte communauté juive. Notre devoir est de faire cohabiter tous ces gens sans heurt et d’arriver à une pacification de l’esprit religieux qui avait été parfaitement réussie avec le catholicisme et qui a été relancée avec l’irruption massive de migrants en provenance du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. Le défi est de choisir entre la minorité active qui veut islamiser la France et ceux qui veulent franciser l’islam.

 

Letzeres würde wohl (abgesehen davon, dass es kaum das Anliegen der Moslem-mehrheit sein dürfte) in jedem Fall an etwas scheitern, was sich nicht mit der Laicité vereinbaren lässt: am Islam.

Dieser Illusion des franciser l’islam bzw. den Islam zu europäisieren, ist schon der Erfinder des Euro-Islam, Bassam Tibi, aufgesessen. Der Islam ist gar nicht demokratisierbar und lässt sich nicht mit den Menschenrechten vereinbaren, die er von Grund auf nicht anerkennt, weshalb der Vergleich mit der Kirche hinkt. Das Christentum hat keine gewaltträchtige Basisbotschaft – es ist keine kriegerische Erboberungsreligion wie die Dschihadreligion von ihrem Beginn an es ist, deren Gründer ein Hordenführer war, der die «Ungläubigen» gewaltsam zu unterwerfen befahl und dessen gegen die Andersgläubigen («Ungläubigen») gerichteten Worte und Taten für seine Anhänger bis heute verbindlich sind. Das totalitäre Unterwerfungsprogramm des Islam ist nicht umkehrbar in Unterordung unter die säklularen Gesetze, die er nicht anerkennt, wo immer er sie findet und eine hinreichende Gruppenstärke erreicht, sie anzufechten. Sobald Moslems die «kritische Masse» erreicht haben und ihre angeblich winzige «Minderheit» sich stark genug fühlt, die Mehrheitsgesellschaft zu terrorisieren, fordern sie sofort Sonderrechte.

der Hordenvergewaltiger.) Ursachen“kunde betreffend den islamischen Judenhass siehe das

Interview mit Alain Finkielkraut